4 juin 2018 -
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La Savoie se réjouit encore des Jeux de 1992

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La Savoie se réjouit encore des Jeux de 1992

L’héritage des Jeux Olympiques, c’est d’abord ce qu’on en fait. L’adage, qui reprend les propos de l’expert Jean-Loup Chappelet, professeur en gestion publique à l’Université de Lausanne, est illustré par ce que la Savoie a gagné avec les Jeux Olympiques d’hiver d’Albertville de 1992. Et même si les époques et les dossiers sont différents, l’exemple montre comment une gestion intelligente du catalyseur que sont les Jeux peut avoir des effets bénéfiques encore un quart de siècle plus tard.


Dans un article publié par Le Nouvelliste, plusieurs personnalités savoyardes rappellent que leur région s’est mobilisée pour deux objectifs majeurs : le désenclavement de ses vallées, et l’amélioration de l’accueil touristique, afin de mieux se positionner face à la concurrence internationale. « Quand vous avez un agenda à tenir, tout le monde tire à la même corde et apprend à travailler ensemble », explique Rémy Charmetant, qui était directeur des sports dans le comité d’Albertville 1992 et responsable régional du tourisme. L’accès routier amélioré et surtout l’arrivée du TGV jusqu’au cœur de la Tarentaise ont complètement changé la donne.


Mais la Savoie a aussi vu à très long terme, réussissant à modifier l’aspect et la planification de ses stations touristiques. « J’étais conseiller municipal puis maire adjoint de Val d’Isère à cette époque, confie Marc Bauer, l’actuel maire de la station avaline. J’étais très occupé par les questions d’urbanisme et de tourisme, c’était une période intéressante. » Car il avait été décidé de rompre avec une architecture disparate et parfois disgracieuse, née des années 60 et 70, pour mettre en valeur la pierre apparente, les toits de lauze et le bois, et privilégier les toits à deux pans. Le tout avec des prêts à taux réduits.


L’impact touristique a été considérable, selon les spécialistes, qui parlent d’une augmentation de 60% de fréquentation des domaines de sports d’hiver. Dans la foulée, la Tarentaise a rénové ses joyaux baroques (la vallée possède des chapelles et des églises aux retables remarquables) et repensé une approche touristique sur l’année entière, remettant aussi au goût du jour tous les refuges de montagne de la région et se lançant dans l’organisation d’événements sportifs d’été.


Et à Val d’Isère, qui jouxte le Parc national de la Vanoise, les initiatives de durabilité se sont multipliées : protection de l’habitat de l’aigle, abandon du sel sur les routes (les véhicules de la voirie saupoudrent de la neige pour inciter à moins utiliser les voitures), piétonnisation de plusieurs secteurs, remise en valeur du vieux village, etc.


Seul revers de la médaille : les infrastructures étaient comprises dans le budget d’organisation des Jeux. Contrairement à Sion 2026, la Savoie avait de gros besoins en infrastructures nouvelles, elle a dû supporter ces investissements. La leçon a été retenue : depuis, le budget de l’organisation des Jeux est différent de celui des infrastructures.


Mais le savoir-faire accumulé et les infrastructures réalisées servent encore : Val d’Isère est candidate aux Championnats du Monde de ski 2023, après les avoir organisé en 2009 en réutilisant les pistes aménagées pour 1992. 


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